Alternatives aux pesticides en maïs

Patrick Silvestre, conseiller grande culture chez Biowallonie, nous a présenté la culture de maïs en bio. Il parle des différents moyens de gestion des adventices et ravageurs en culture de maïs biologique.

Gestion des adventices et ravageurs en culture de maïs bio

Son exposé porte sur la culture de maïs dans la rotation, les ravageurs et leur maîtrise, la gestion des adventices, ce qu’il est possible de faire en culture de maïs associé, voir s’il est possible d’utiliser un couvert vivant en maïs bio et voir s’il y a des alternatives à la culture de maïs.

Selon Patrick Silvestre, il n’y a pas de zéro phyto sans bio. Sans pesticides, il est indispensable d’utiliser les techniques de l’agriculture biologique (AB). Autrement ce n’est pas possible. Les pesticides cela rassemble les herbicides, fongicides, insecticides et raccourcisseurs. S’il n’y a plus tous ces produits, il n’est pas possible de fertiliser un froment avec 180 U d’azote. Il ne va pas tenir debout et il y aura un développement des maladies. Dans des essais en bio où on monte exprès très haut en fertilisation avec du digestat ou un engrais de commerce (on monte à 120 U d’azote) on observe vite de l’oïdium. Si on reste dans une fertilité correcte, il n’y a pas de développement de maladies avec des variétés résistantes.

Il y a-t-il des différences d’attaques de maladies en fonction des fumures différentes ? Pas spécialement. Au départ ce sont les choix des variétés qui déterminent la résistance aux maladies. Choisir des variétés résistantes ou faire des mélanges de variétés est indispensable. Utiliser un lisier par rapport à un compost peut avoir un effet. Le lisier c’est comme si on mettait de l’azote à action rapide, donc si on a une grande quantité d’azote en un coup on a plus facilement un développement de maladie. Si on ne veut pas aller en bio mais qu’on n’utilise pas de pesticides on a automatiquement une diminution de rendements. Maintenant il y a la rémunération. Si vous êtes rémunéré comme en conventionnel, avec une diminution des rendements c’est impossible. Faut-il faire une troisième filière comme le label rouge ? Les gens risquent de ne pas s’y retrouver ?? Avoir 3 prix dans le commerce va devenir très compliqué. Ca peut se discuter.

Pourquoi cultiver du maïs ?

Nous avons le maïs ensilage et le maïs grain. Dans le maïs grain, nous avons le maïs humide ou broyé mais nous le gardons dans le même groupe (c’est de l’énergie, c’est du concentré).

Au niveau du maïs ensilage, c’est une culture bien adaptée à nos régions. Les semenciers ont fait un grand travail de sélection. Le climat s’est adoucit aussi. On a un rendement qui est fort régulier. On amène de l’énergie par l’amidon dans la ration malgré que l’on prenne la plante entière. Il valorise bien les engrais de ferme. Il y a moyen de faire du maïs sans engrais chimique. En système conventionnel, il y a déjà peu d’interventions : planter, désherber et c’est tout.

En ce qui concerne le maïs grain, on a une évolution favorable du climat. Avant dans certaines régions le maïs, ce n’était pas possible. Cela est due au développement de nouvelles variétés et le climat. L’amidon est intéressant pour le bétail intensif (vaches laitières, engraissement). C’est un concentré riche en amidon. C’est également l’alimentation des porcs et des volailles. En bio ce sont des postes qui sont assez demandeurs. Pas encore trop les porcs mais bien les volailles. Le maïs est très riche en amidon (production d’amidon by-pass qu’avec le maïs), mais il n’y a pas de minéraux. On peut monter plus haut dans les rations sans avoir de l’acidose. Il est utilisé en complément, pourquoi pas. Il est utilisé comme plat majoritaire, c’est bon pour l’industrie et les commerciaux.

La place du maïs dans la rotation

Le maïs est repris comme céréale car on peut en faire de la farine et elle est riche en amidon. Certaines maladies sont identiques aux céréales (fusariose). Une céréale derrière un maïs grain et si ce n’est pas labouré, il y a plus de risque pour le développement de fusariose. Malgré tout c’est une tête de rotation dans les systèmes sans prairie temporaire. C’est le moment où l’on peut apporter plus d’engrais de ferme. C’est une culture de printemps. En conventionnel on n’y pense pas trop mais en bio c’est important d’alterner culture de printemps et culture d’hiver pour la maîtrise des adventices. On n’aura pas forcement les mêmes problèmes avec les mêmes adventices pour les cultures de printemps et les cultures d’hiver. Prenons par exemple le chénopode. Normalement ça n’arrive jamais dans une céréale, sauf si elle est vraiment très claire et qu’elle a de la lumière tard et qu’elle monte dedans mais normalement on a pas de chénopode dans une céréale. Cependant dans les cultures de printemps il y en a. Elle est reprise dans les céréales et c’est une tête de rotation. Maintenant, il ne faut pas vouloir faire un froment boulanger après un maïs grain. Le maïs grain laisse beaucoup de carbone mais pas beaucoup de protéines et il faut faire attention à la fusariose. C’est une plante sarclée. En bio ça permet de faire du désherbage avec une autre machine que dans une céréale. Quoique on peut passer la bineuse en céréale. Ça permet d’intervenir de façon différente sur les adventices. Du maïs peut être semé au semoir à céréale. Avec les semoirs pneumatiques on les met à la bonne profondeur et on met de la pression sur les éléments et on sait bien les enterrer. En revanche, en système conventionnel on passe dedans, on pulvérise et c’est réglé. On a de plus beaux épis quand on a de l’espace. En bio à part passer à la herse étrille, on ne sait pas faire grand-chose. Il y a toujours la période où ils deviennent trop grand pour la herse étrille et ne recouvrent pas encore complètement le sol.

Les ravageurs et leur maîtrise

En maïs on a les taupins, tipules, limaces, corneilles, pigeons, sangliers, blaireaux, castors, pyrales,… comme ravageurs. Les taupins, tipules et limaces, c’est souvent après une prairie permanente ou temporaire de longue durée. Les tipules pondent là où il y a de l’herbage. Pour le taupin, c’est la même chose. Les larves peuvent se réinstaller. Pourquoi ? Parce que les adultes aiment aller pondre dans les herbages. Ensuite nous avons les limaces auquel nous devons faire attention. On peut les maîtriser en dégazonnant tôt, travaillant le sol, déchaumant en été ou utilisant des répulsif agréée bio. Les répulsifs ça marche ou ça ne marche pas.

Un des plus gros problèmes en maïs bio, ce sont les corneilles ou pigeons. Les corneilles ne sont pas protégées. Il faut que le chasseur demande un droit de destruction ou mette des cages pour les attraper. Ces oiseaux là vont chercher l’amidon. Tant qu’il y a de l’amidon dans le grain, ils vont venir. Pour diminuer la durée d’intervention des corneilles, il faut choisir des variétés à petits grains car l’amidon va être plus vite consommée. Seulement, la croissance juvénile va être altérée également. Si on a une année poussante ça va, maintenant si on a un blocage par temps froid, la plante est contente d’avoir de l’amidon de réserve. En bio on fait d’abord des faux-semis et on postpose les semis pour que la terre soit super réchauffée parce qu’il doit aller vite. Normalement avec le problème d’amidon on est pas avant le 15 avril. Il faut une bonne profondeur de semis. Il existe des effaroucheurs divers (cerf-volant, radio, canon, appareil qui reproduit des cris (imite des cris de prédateurs, …) mais ils s’habituent. On peut changer les cris et certains marchent bien mais sont fort cher. Les résultats des répulsifs sont fort mitigés.

Ensuite nous avons les sangliers, blaireaux et castors. Pour les sangliers, il faut de bons chasseurs. Certains disent qu’il y a des variétés qui sont mieux mangés par les sangliers que d’autres mais c’est surtout la précocité du maïs qui influence cela. Le blaireau est protégé.  Le blaireau vient quand le maïs est en graine. Le blaireau griffe la carotte.  Le castor devient aussi un problème car il coupe le maïs. Le castor européen est protégé et le castor américain ne l’est pas. On peut mettre des clôtures, ou également des treillis placés en L pour le bio. Le problème c’est que l’entretien est compliqué pour les clôture électriques (il faut faucher). Les résultats des répulsif agrée en bio au semis comme du lisier de porcs sont également mitigés.

La gestion des adventices

En bio, il y a toute la gestion préventive. La règle de base c’est la rotation, alterner culture d’hiver/ culture de printemps. Il y a le compostage pour ne pas amener des adventices. Les fientes de volaille que l’on ne composte généralement pas peuvent contenir des semences de datura, une plante toxique, invasive qui vient des aliments importés d’outremer. Il faut donc quand-même composter un tout petit peu les fientes de volailles. Faire du déchaumage est également intéressant.  Mettre une prairie temporaire ou une luzerne pour la propreté, la matière organique, l’activité biologique du sol est également conseillée. Faire un faux-semis est également important : on fait semblant d’apprêter la terre pour faire lever les adventices et puis on repasse pour éliminer les adventices. On peut faire ça 1, 2 ou 3 fois. Si l’on est en année séchante, on peut passer un peut le rouleau pour ne pas dessécher tout le lit de germination. La date de semis est importante. Si vous semez tôt et que le maïs végète, les mauvaises herbes n’ont pas besoin de 7 degré pour pousser. Il ne faut pas avoir peur de postposer son semis. La profondeur de semis doit être au moins 5 cm pour les corneilles, pour l’humidité et pour le passage avec le matériel de désherbage. La densité de semis peut être importante car le désherbage peut faire sauter quelques maïs. Le problème quand on sème trop dense dans la ligne on n’a pas de grosses carottes. Il ne faut pas utiliser une variété trop tardive.

Ensuite nous avons la gestion curative des adventices. Il faut bien connaître le système racinaire du maïs. Le maïs a un système fasciculé. Il faut faire attention de ne pas aller trop bas avec la bineuse. Il y a des règles à respecter de distance par rapport à la ligne et de profondeur. Si le maïs est déjà planté plus bas, le système racinaire va déjà explorer plus bas. En ce qui concerne le désherbage de l’inter-ligne et de l’intra-ligne : une fois qu’on a planté, avant la levée, on essaie de faire un ou deux passages à l’aveugle, car ce sont ces passages là où l’on peut passer sur toute la surface. Ça peut aller très vite après le semis. Il faut pas attendre de voir les mauvaises herbes (éliminer les mauvaises herbes au stade fil blanc) tout en observant si le maïs n’est pas en train de pointer pour éviter de casser des germes.  Qu’est-ce qu’on peut utiliser comme outils ? Il y a la herse étrille, la houe rotative et l’étrille rotative. L’étrille rotative est une alternative entre la herse étrille et la houe rotative. Ce sont des étoiles qui tournent en avançant et qui travaillent un peu de façon latéral. La houe rotative est intéressante lorsque la terre est croûtée. Ça permet de faire sauter la croûte et puis après on peut toujours passer à la herse étrille. Ensuite après la levée il ne faut ni casser, ni recouvrir le maïs. Souvent, on recommence à passer à 3-4 feuilles. Il ne faut pas oublier qu’il y a le facteur météo, l’organisation du travail. Le plus important pour ne pas casser les cornets, c’est la vitesse d’avancement. Avec les mêmes machines on peut passer jusque 5-6 feuilles. Pour le désherbage de l’interligne, quand le maïs devient trop grand on ne peut plus qu’intervenir avec une bineuse. A partir de 3-4 feuilles, si l’on a des protections, on peut passer jusque 10 feuilles. Si l’on a des doigts on peut pas mal travailler dans la ligne mais ça demande un bon réglage. Il ne faut pas dire qu’on ne travaille pas à la herse étrille car on a des doigts (ce n’est pas suffisant). Butter le maïs au dernier passage si on peut le faire. C’est bon pour la plante et on recouvre encore les jeunes adventices. Après, la lumière ne passe plus et l’interligne est ombragée. Souvent on fait 1 à 3 binages. Il existe une bineuse étoile qui tolère des sols légèrement caillouteux. Avec ces bineuses-là on peut travailler en pomme de terre aussi car on sait buter et débuter. Il existe des tableaux de réglage pour la herse étrille, houe rotative et bineuse. Sur ces tableaux on a le stade du maïs, le stade des adventices, la vitesse d’avancement, l’agressivité des dents, les pertes de la culture que l’on peut avoir ou pas en fonction des différents critères. Cela à beaucoup d’importance, mais tout dépend aussi de la qualité de la préparation du sol. Pour certaines adventices, on peut tolérer jusqu’à 3 ou 4 feuilles .

La culture de maïs associé

L’association est soit permise dans la ligne (avec des graines similaires mélangées) ou soit proche de la ligne en utilisant un granulateur au dernier binage. Si c’est possible cela sera en maïs ensilage, car en maïs grain c’est plus compliqué. En conventionnel, on sème du ray-grass, fétuque rouge le même jour que le semis de maïs. C’est pour éviter l’érosion (principalement en interculture). Le problème c’est la concurrence pour l’eau et les éléments nutritifs. Deux exemples d’associations, ce sont le tournesol et le haricot. En ce qui concerne le tournesol, au niveau alimentaire, ça n’apporte pas beaucoup, en revanche ça peut apporter de la biodiversité.  En bio au niveau des insectes, on garde une certaine biodiversité au niveau des parcelles. Le problème du tournesol, c’est qu’on ne parvient pas à l’avoir mûr. Donc c’est uniquement pour de l’ensilage et apporter de la biodiversité dans la parcelle. Ensuite nous avons le lablab qui est un haricot grimpant.  C’est un haricot qui vient d’Australie. Au niveau de la forme des graines, ça peut très bien être planté avec une planteuse à maïs. C’est la firme Semental qui vend ces graines-là. Un essai a été réalisé en le semant au dernier binage, le long de la ligne, et dans la ligne. Le problème de cette légumineuse est que la bactérie fixatrice d’azote n’est pas présente dans nos sols. Seulement si le haricot dispose d’assez d’azote dans le sol il poussera bien, autrement pas. L’idée c’était la légumineuse qui apporte de l’azote et pourquoi pas la protéine dans l’ensilage. Maintenant, il faut voir aussi si l’ensilage est possible et le coup de cette association.

Les couverts vivants

On parle beaucoup aussi d’utiliser un couvert vivant, surtout en agriculture de conservation. Ça peut être possible en système conventionnel en strip-till avec un ray-grass, fétuque rouge ou trèfle. Mais encore, si on est en année sèche il y a concurrence pour l’eau avec le maïs. Ça sert surtout pour couvrir le sol en interculture. En bio, en général après le maïs on labour et on met une céréale. C’est difficile en bio car il faut faire le choix de soit désherber mécaniquement ou couvrir dès le semis. Il est possible de semer une vesce, du trèfle incarnat ou du trèfle blanc mais on le fait alors après le dernier binage. La plante reste chétive jusqu’à la récolte par manque de lumière.

Les alternatives à la culture de maïs

Est-ce qu’il est possible de cultiver autre chose que le maïs pour remplacer une partie du maïs dans les rations ? En ce qui concerne le maïs grain, on peut remplacer tout ou une partie par de l’avoine nue (énergie, protéine, peu de fibre). Les canadiens font cela pour l’alimentation des porcs et des volailles. L’avantage du maïs c’est que ça donne de la couleur à la graisse des poulets (plus jaune) et au jaune de l’œuf. Il y a aussi moyen de mettre de l’huile de tournesol pour donner de la couleur. La production d’avoine nue est plus faible (30% plus faible que de l’avoine vêtue). Cependant, c’est une bonne tête de rotation. Elle a peu de ravageurs. De plus, en plus de remplacer le maïs, elle remplace une partie du soja car elle riche en protéines. C’est un aliment assez complet qui demande une conservation assez soignée. Vu qu’elle est nue et riche en huile, le tas a tendance à se refermer donc il faut le ventiler. Si l’avoine est achetée au prix de la culture du maïs, ça peut être intéressant car au niveau de la culture ça ne coûte rien. Elle est mise également dans les méteils triticale, avoine, pois. En ce qui concerne le maïs ensilage, il faut peut-être revoir au sein de sa ferme qui a besoin de maïs. Pour les bêtes en production, à l’engraissement c’est bien mais pour les autres animaux on peut peut-être s’en passer. Le maïs ensilage est un complément pour une ration riche en protéine et pauvre en structure. Il y a la possibilité de faire des céréales immatures, mais cela ne remplace pas intégralement le maïs. On récolte cela au stade laiteux, pâteux fin juin qui peut être suivi d’une bonne interculture fourragère. La céréale immature apporte de la structure, couvre les besoins du bétail en entretien (vache tarie, jeune bétail,…), contient des minéraux,… Voici un exemple de composition que l’on rencontre assez bien : triticale (120 kg/ha), avoine (40 kg/ha), seigle (30-40 kg/ha), pois fourrager (Arkta) (20-25 kg/ha), vesce commune d’hiver (Nikian, Rubis) (20-25 kg/ha). Le stade de la récolte se fait de 28 à 33% de MS sur pied au stade laiteux/pâteux ce qui marche assez bien. Il vaut mieux récolter trop tôt que trop tard. Il faut hacher court. Il faut faucher et ramasser tout de suite, autrement avec la chaleur ça tourne à paille tout de suite. On a des rendements de 8 à 12 tonne de MS/ha si c’est récolté en juin. Au niveau de la qualité, attention à l’analyse. Les laboratoires n’ont pas les bonnes tables de conversion. Ce sont des mélanges, donc c’est difficile d’avoir de vrais résultats. Mais pour donner une idée, au niveau de l’énergie, ça peut aller jusque 850 vem, les protéines 12% PBT et la digestibilité à 70%. Ensuite on peut semer une deuxième culture fourragère. On est en général en période sèche. Donc, ce qui se sème couramment c’est du Moha avec du trèfle d’Alexandrie. Le Moha on ne le laisse pousser jusque 80 cm et dès que la fleur commence à apparaître il faut récolter (60 jours). On sème en proportion 15 kg de Moha et 15 kg de trèfle d’Alexandrie. Le Moha c’est une mono-coupe, par contre le trèfle d’Alexandrie, il va reprendre. On peut le faucher, le pâturer (c’est non météorisant) et c’est un bel engrais vert.

Pour conclure, il faut tout d’abord évaluer l’intérêt de la culture de maïs dans son système. Si on voit l’intérêt de mettre du maïs, il faut réaliser un schéma de base au niveau de son exploitation pour gérer au mieux les aspects préventifs. Il faut avoir de la rigueur dans son travail et tester certaines pratiques avant de généraliser. En bio, il y a vraiment une demande pour les porcs et les volailles. Il faut savoir qu’au niveau des porcs et de volailles les agriculteurs doivent incorporer minimum 20% de leur ration de la grande région, c-à-d 200 km autour de Namur. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas assez pour subvenir à la demande. A l’horizon 2021, les 20% vont monter à 30%. Au niveau des débouchés, ce n’est pas plus mal. En alimentation bovine, cela représente une petite fraction, car les éleveurs sont en général en autonomie. Le pourcentage va également augmenter de 10%.

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