Rencontre à la ferme Bodit (Jehonville)

Jeudi 14 juin 2018, nous nous rendons à Jehonville où Monsieur Bodit nous accorde une petite démonstration de sa bineuse dans un de ses champs de maïs bio.

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Le champ a tout d’abord été labouré et ensuite passé au rouleau. 8 tonnes de fientes de poule et 25 tonnes de fumier de bovin composté ont été épandus. Il est passé à la herse canadienne à deux reprises. Puis il a semé et roulé la terre une seconde fois. Cette année, il passera qu’une seule fois à la bineuse. Si les conditions climatiques le permettent, l’idéal c’est de passer deux à trois fois à la bineuse. C’est la troisième année qu’il cultive du maïs bio. Il a acheté sa bineuse en 2016. Ça lui a couté +- 15.000 euro avec les dents et les disques de protection. En plus de ça, il a également acheté les doigts kress. Un passage à la bineuse coûte 70 euro, 2 passages, 140 euro et un passage au pulvérisateur lui coûterait 180 euro.

Il pourrait buter son maïs après le dernier binage, mais ne trouve cela pas très utile. Buter ça recouvre de trop le maïs. De plus, le problème est que l’eau va aller dans l’inter-ligne quand il va pleuvoir et la bute restera plus sèche ce qui n’est pas l’idéale. Il a semé à 7 cm de profondeur. Il a eu des corneilles l’année dernière, mais pas cette année. Cependant, cette année il a eu des taupins.

Le prochain investissement qu’il souhaiterait faire, c’est une herse étrille. Il a une herse canadienne, c’est avec des fines dents mais une herse étrille ça travaille plus en surface, et on peut passer dans la culture. L’idéal, c’est de faire plusieurs passages à la herse et après de passer à la bineuse.

Quand on passe la bineuse et qu’il fait sec, les adventices vont mourir, mais si elles ont les pieds dans l’eau elles vont redémarrer. D’un autre côté, si on abîme un peu les plants de maïs, ils vont résister plus s’ils ont de l’eau.

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