Notre colloque du 16 mars à Surice

Voici quelques photos prises ce vendredi 16 mars à l’occasion de notre colloque à Surice.

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Marie Burniaux de la ferme Champignol nous fait visiter la ferme, située à Surice près de Philippeville. Elle est occupée par la famille Burniaux depuis huit générations. Dimitri et Marie ont repris la ferme des parents de Dimitri et sont passés bio en 2011 et ont reçu le label bio en 2013.

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La ferme est en polyculture – élevage et principalement orientée vers la production laitière et plus particulièrement le beurre et la boulette de Surice. Ils ont des vaches de race Holstein.

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Le lait est écrémé et la matière grasse est transformée en beurre et une partie du lait écrémé est transformé en boulette. L’autre partie du lait écrémé est vendu à 10 cent/L à la laiterie, mais pas dans la filière bio. S’il y a trop de beurre, le lait entier est vendu à la laiterie. Ils font aussi de la vente à la ferme et du commerce de proximité.

La ferme est constituée de 30 ha de prairies permanentes, 20 ha de prairies temporaires et 30 ha de céréales – triticale, avoine, pois en mélange et épeautre. Il y a une rotation de 5 ans (2 ans de prairies temporaires et 3 années de céréales). 90 à 95 % de la ration est constituée d’herbe produite à la ferme et est complétée par des céréales immatures également produits à la ferme. Parfois un peu de maïs et pois est acheté.

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Céréales immatures.

Ils font également du maraîchage et nous avons pu visiter une des serres chauffée. Marie nous explique qu’elle favorise la diversité des variétés. Pour certaines semences comme les tomates et les poivrons, ils les produisent eux-mêmes et pour d’autres semences ils les achètent chez différents semenciers comme kokopelli ou agrosemens.

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Enfin, nous terminons la visite par la station de biométhanisation qui produit 100m3 de biogaz/heure. Le gaz fait tourner un moteur qui chauffe l’eau. Ce gaz est produit par les déchets de la ferme (fumier,…), déchets de céréales, de betteraves, de pommes de terre ou de tontes de pelouses. Le digestat est ensuite épandu sur les prairies et céréales. Cependant, à l’implantation d’une prairie temporaire, l’application de fumier composté est appliqué au lieu du digestat pour fertiliser le sol.

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Après la visite de la ferme, nous nous dirigeons vers la salle où se déroule le colloque. Marc Fichers introduit le colloque en expliquant que Nature et Progrès est une association de producteurs et consommateurs à la base de l’agriculture biologique (depuis 40 ans). Elle œuvre pour la promotion de l’agriculture biologique auprès des consommateurs et producteurs. N&P est favorable à un circuit court, c.à.d., un circuit de commercialisation et transformation contrôlé par les agriculteurs, pour les consommateurs. L’agriculture biologique est passée à 10% grâce à N&P et au travail de différentes associations et principalement par l’intérêt des agriculteurs. Mais qu’en est-il des 90% restants et la biodiversité que ce soit en bio ou en conventionnel ? Les pesticides polluent les sols et nous observons une réduction des d’insectes utiles dans nos compagnes. Les pesticides n’ont pas résolu nos problèmes, inversement, ils causent des problèmes pour l’environnement et notre santé. Pour aller vers une Wallonie sans pesticides, les consommateurs doivent favoriser les produits sans pesticides et les producteurs doivent au maximum utiliser des alternatives aux pesticides. Nous commençons notre campagne par la culture la plus facile, ce sont les prairies. Des rencontres en fermes ont eu lieu pour aller à la rencontre des alternatives déjà appliquées en bio. Ensuite nous irons voir les alternatives en maïs en céréales,… C’est une campagne qui se veut positive, en développement des alternatives mais pas contre les pesticides. Nous voulons rassembler tous les acteurs qui pensent que l’avenir de la Wallonie est sans pesticides.

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Ensuite, Catherine Buysens expose les résultats du sondage sur les herbicides en prairie et des rencontres en fermes sur les alternatives aux pesticides en prairie. Les principales plantes indésirables, les causes de leur apparition et les moyens préventifs et curatifs pour maîtriser ces plantes indésirables et donc se passer des pesticides en prairies sont déjà détaillés sur notre site.

colloque alternatives aux pesticides en prairie

Ensuite nous passons à la table-ronde animée par Sylvie La Spina de Nature et Progrès. La question posée à la table-ronde est la suivante: « Quels sont les derniers freins pour se passer des pesticides en prairie ? »

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Julien Bizzotto, représentant du Ministre Carlo Di Antonio, prend d’abord la parole :

Le Ministre de la Transition Ecologique est heureux de présenter sa vision sur un sujet qui leur tient tout particulièrement à cœur, c’est-à-dire une Wallonie qui évolue vers un avenir sans pesticides. Le Ministre est convaincu que cet avenir est possible. Ensemble, en privilégiant les discours positifs et les journées comme celles-ci, construire ce futur est possible, cela prendra du temps et il nécessitera de l’accompagnement vu les cycles d’investissement notamment en agriculture. Une étude menée par le professeur Philippe Baret de l’université de Louvain-La-Neuve a démontré les avantages multiples d’un tel changement. A la suite de cette première étude, il est maintenant question de mettre en lumière les trajectoires possibles pour atteindre une agriculture sans pesticides. C’est également dans cette optique que Monsieur le Ministre soutient des projets tel que le projet « Une Wallonie sans pesticides, nous y croyons ! ». Dans le cadre de ce projet plusieurs rencontres en fermes ont déjà été organisées. Ces visites d’exploitation pionnières démontrent que le changement est possible et permettent aussi aux participants d’échanger leurs connaissances et leurs expériences. Ces rencontres montrent également que l’évolution est viable en privilégiant des produits de qualité supérieure et en les valorisant en circuit court.

Pour soutenir ces initiatives qui de surcroît protègent notre environnement, le Ministre de l’Environnement soutient les projets qui ont pour but de valoriser économiquement les produits issus de filières sans pesticides. Privilégier la qualité des produits que nous consommons, assurer aux agriculteurs un avenir rémunérateur et aux citoyens un environnement sain pour une meilleure qualité de vie, cela fait partie des priorités de Monsieur le Ministre. Il estime qu’il faut se fixer des objectifs ambitieux pour évoluer positivement et montrer l’exemple à nos enfants et aux générations futures.

L’avenir sera sans pesticides, Monsieur le Ministre en est convaincu, mais construire ce futur se fera pas à pas et les initiatives comme celles d’aujourd’hui sont essentielles. Cependant, à défaut de pouvoir se passer de produits phytopharmaceutiques, ils doivent être utilisés seulement par des personnes formées à leur utilisation afin de minimiser les risques et uniquement en dernier recours. Même les professionnels ne peuvent pas maitriser tous les risques. Il s’agit donc de mettre en place, en concertation avec le secteur, des mesures de protection pour les riverains. Le projet de Plan Wallon Environnement Santé, présenté en juin au gouvernement et le nouveau programme wallon de réduction des pesticides, qui est actuellement en préparation, iront clairement dans ce sens. Ces plans permettent de développer des normes claires, elles sont importantes car elles permettent de protéger les lieux de vie, les ressources naturelles et de s’assurer de la qualité des produits et de l’eau que nous consommons. Dans cette optique, les contrôles sont indispensables car ils permettent d’assurer aux agriculteurs qui respectent les normes, que leurs efforts ne sont pas vains. Afin d’éviter des formalités superflues et consommatrices de temps pour le secteur, Monsieur le Ministre désire privilégier les obligations de résultat et l’autocontrôle par le secteur et pour le secteur. Il faut bien sûr pouvoir assurer aux consommateurs que les produits qu’ils achètent respectent toutes les normes de qualité.

Pour encourager les agriculteurs à s’engager dans une démarche de réduction des produits phytopharmaceutiques, Monsieur le Ministre souhaite mettre en place plusieurs mesures. Ces mesures ont pour objectif de réduire les risques pris par un agriculteur qui souhaite se lancer dans ce processus. Premièrement, il y a l’accompagnement par des experts reconnus, qui est un point essentiel. En plus de vulgariser les normes, les conseillers transmettent aux personnes de terrain les connaissances développées en Wallonie et ailleurs. Les organismes de conseils existent déjà et certains sont autour de la table, d’autres comme Protect’eau qui est issue de la fusion de Nitrawal et de Phyotwal, que Monsieur le Ministre a soutenue récemment et qu’il compte encore renforcer pour fournir un soutien à tous les agriculteurs Wallons.

Ensuite, conseiller les agriculteurs sur les techniques existantes est une chose, mais pour évoluer il faut des pionniers. Si l’évolution est naturelle, la résistance au changement l’est également, surtout quand le résultat de ce changement est incertain. C’est pourquoi, il est important de soutenir les pionniers, ceux qui prennent le risque d’innover, qui démontrent aux autres que le changement est réalisable. C’est pourquoi le Ministre de la Transition Ecologique veut travailler avec les acteurs de terrain Wallons, qui connaissent les difficultés du secteur, pour soutenir les initiatives et développer de nouvelles pratiques qui permettent de se passer de l’usage des pesticides.

Enfin, si les agriculteurs wallons se démarquent par de nouvelles techniques de production et de transformation pour fournir des produits de qualité supérieure, il faut favoriser la reconnaissance de ces produits et informer le consommateur des efforts fournis pour atteindre cette qualité. Cela permettra aux consommateurs de choisir en connaissance de cause et ne fera certainement pas de tords à notre économie et à notre environnement. De nombreux acteurs du secteur en sont déjà convaincus et Monsieur le Ministre appelle tous ceux qui y croient à se manifester pour travailler ensemble. Mettre en valeur des produits de qualité produits chez nous, c’est également favoriser la transition vers un système alimentaire durable en Wallonie, ce qui est l’objectif des assises Wallonnes de l’alimentation lancées en juin 2017. Il est aussi primordial de développer l’expertise Wallonne. Nous avons la chance d’avoir encore quelques fabricants d’outils en Wallonie, nous devons les inciter à développer leur expertise dans les domaines d’avenir que sont les alternatives aux pesticides et aux intrants chimiques. Les besoins que vous identifiez lors de colloques comme aujourd’hui, devraient diriger les recherches et les innovations de ces fabricants. Les connaissances donneront à la Wallonie une longueur d’avance lorsque d’autres régions feront le même choix, volontairement ou contraints par l’évolution des normes. Les entreprises et les producteurs Wallons pourront alors exporter leurs savoir-faire.

Préparer une Wallonie sans pesticides, est donc aussi un projet qui a une vocation économique importante. Monsieur le Ministre Carlo Di Antonio désire vous remercier pour le travail et les idées que vous développez lors de journées comme celles-ci, qui font évoluer notre société vers un futur où le respecter de la santé et de l’environnement sont à la base des décisions.

Ensuite, nous demandons à Anne-Michelle Faux de la cellule bio du Centre de Recherche Agronomique wallon (CRAw) de répondre à quels sont les derniers  freins agronomiques pour se passer des pesticides en prairies ?

Elle parle de l’importance des prairies pâturées notamment en agriculture biologique (une manière de prévenir l’apparition de plantes indésirables en prairie).

Au sein de la cellule du CRAw, un réseau de fermes d’élevage bovin a été mis en place en 2014. Le but est de fournir des références technico-économiques pour la conduite d’élevage en conditions biologiques. Cela a deux objectifs: L’autonomie pour augmenter la rentabilité des fermes et la gestion du parasitisme chez les génisses au pâturage. La prairie permanente est la première culture en Wallonie, c’est particulièrement le cas dans les fermes d’élevage bovin. Au sein du réseau, les prairies permanentes représentent 33% à 100% des cultures. D’après nos estimations, ces prairies pâturées représentent 33% à 65% de la matière sèche produite au sein de ces fermes, avec une moyenne de 45%. C’est donc une ressource essentielle en matière de fourrage pour la ferme et l’herbe pâturée est un élément de toute première qualité, c’est un « concentré ». Valoriser cette ressource est important pour les agriculteurs. Quand les génisses vont au pâturage, elles sont en contact avec le sol et donc avec les œufs qui résident dans le sol. Les œufs une fois transformés en larves sont ingérés par les génisses. Les génisses vont pouvoir développer leur immunité, cependant si les parasites sont trop importants, c’est la croissance de l’animal qui va en pâtir. Il faut donc trouver un équilibre surtout en agriculture bio. Le pâturage tournant est intéressant pour gérer la gestion parasitaire. Il faut aussi maîtriser le chargement. Pour conclure, la bonne gestion de l’herbe pâturée contribue à la bonne gestion de la ferme mais aussi à l’apparition des plantes indésirables.

Alternatives aux pesticides CRAw

Ensuite c’est à Pierre Luxen de AgraOst de répondre à la question. Il travaille principalement dans les prairies permanentes. Il y a souvent plusieurs espèces de graminées, de légumineuses et de plantes compagnes dans les prairies.

La gestion d’une prairie est plus complexe qu’une culture annuelle de manière générale. On utilise peu de pesticides dans les prairies et en particulier dans les prairies permanentes. Les pesticides qui sont parfois utilisés sont les herbicides, très peu d’insecticides (à part contre le taupin) et les molluscicides sont utilisés avec les jeunes semis contre les attaques de limaces.

La prairie temporaire (en rotation) est à distinguer de la prairie permanente. Quand on prend les bonnes espèces avec les bons mélanges, en prairie temporaire, on n’a pas besoin normalement d’utiliser des pesticides. Quand on travaille avec un couvert, on n’est pas obligé de faire de traitement.

Dans les prairies permanentes les plantes qui posent principalement problème sont le rumex à feuilles obtuses, le chardon des champs, le sisymbre, le mouron des oiseaux, les ombellifères, les joncs, les renoncules et le plantain majeur. Les plantes toxiques sont notamment le Séneçon de Jacob et la colchique des près.

Le tout est de garder un équilibre dans la prairie, il faut avoir des bonnes graminées qui dominent pour avoir un fourrage de qualité et un rendement suffisant. Les légumineuses viennent en appui et les plantes compagnes également (pour avoir des minéraux).

Une analyse de sol est une des premières choses à effectuer quand il y a un problème d’adventices dans une prairie. Le pH optimal est de 5.6, parfois le problème est un pH trop élevé. Il faut aussi tous les autres éléments de base comme le phosphore, le potassium et le magnésium et surtout un bon équilibre entre ces minéraux.

L’important est aussi d’avoir un gazon fermé pour que les adventices ne se développent pas. Chaque vide dans une prairie est à boucher. Le sursemis est donc une bonne alternative, il faut avoir des semences à disposition. Dès qu’il y a des vides, il faut pouvoir les combler avec des espèces qui vont concurrencer les adventices.

Une des causes de la dégradation des prairies est l’apport de matières organiques. L’apport de matière organique ou de fumier peut être trop important par rapport aux besoins.

Les vaches vont lever la dormance du rumex (les graines sont contenues dans les bouses de vaches). Concernant le compostage, un retournement est suffisant. Plus on va stocker nos engrais de ferme, plus on va détruire la pouvoir germinatif. Quand on fait de la bio-méthanisation, c’est directement détruit.

Des prairies sans pesticides 16032018

Après l’intervention de Pierre Luxen nous donnons la parole à David Knoden de FourragesMieux. Il dit que l’application de pesticides en prairie est déjà très réduite. Si on veut encore améliorer la situation, ça doit passer par l’encadrement technique par les organismes qui sont sur le terrain pour prouver aux agriculteurs que tel technique est meilleure qu’une autre. Selon David Knoden c’est bien que les agriculteurs parlent entre-eux mais il faut mieux vulgariser les techniques auprès des agriculteurs. Selon lui certaines techniques ne sont pas efficaces alors que certains agriculteurs nous ont démontré le contraire. Pour lui il faut donner plus de moyens aux personnes qui encadrent les agriculteurs. De plus, les éleveurs sont submergés de travail car ils doivent gérer non seulement  leurs prairies mais aussi leurs animaux. La facilité, la rapidité ce sont donc les pesticides. Il ne faut pas non plus négliger les plantes toxiques. Si on peut déjà faire un traitement localisé, c’est déjà un grand pas en avant. Nous mettons en avant les cultures de légumineuses et de luzerne, mais pour garder ces cultures sans adventices, il faut utiliser la charrue et il faut donc évaluer les la problématique de gaz à effet de serre que cela génère. La production de semences bio sans adventices est très compliquée en bio. Il y a encore du pain sur la planche pour la recherche et l’encadrement. Chaque ferme est aussi unique. Une technique n’est pas toujours applicable dans toutes les fermes.

Ensuite, c’est Philippe Grogna de Biowallonie qui prend la parole. Biowallonie s’occupe de l’encadrement du secteur bio en Wallonie. Cela comprend aussi les agriculteurs qui ont des prairies. La question pour nous ne se pose pas, dans la mesure où nous n’utilisons pas de pesticides en prairies. Cependant, cela ne veut pas dire que l’on n’a pas de problèmes d’adventices, cela veut dire que l’on a appris à mettre en place et à gérer des prairies de manière à ce qu’elles posent le moins de problèmes possible et à gérer les adventices. Il faut s’arranger à maintenir un équilibre entre les herbes et la production qui intéresse le producteur par rapport aux adventices qui doivent rester à tout moment minoritaires.

Par rapport aux deux grandes approches pour atteindre ce résultat, il y a d’abord le fait d’éviter de laisser de la place aux adventices, c’est-à-dire, avoir une prairie qui couvre bien le sol. C’est aussi avoir des pratiques qui permettent d’éviter d’amener des semences d’adventices au niveau des cultures et qui permettent d’éviter aux adventices en place d’arriver à maturité et donc de rejeter des semences. Dans des prairies trop clairsemées, on peut donc avoir recours à un sursemis. On peut aussi utiliser la faucheuse de refus après pâturage de manière à couper les rumex afin d’avoir un équilibre entre les espèces considérées.

Il faut être attentif au pH de la terre et faire attention aux machines utilisées. Le passage à l’ébouseuse permet d’étendre les effluents et de fragiliser les adventices. A contrario, des machines vont être à proscrire, comme les lisiers qui contiennent toujours des semences d’adventices même si cela diminue au cours du temps. Par exemple, si on utilise un enfouisseur, on va laisser de la place aux adventices.

Concernant la question de départ, en bio, nous n’utilisons pas de pesticides. C’est pourquoi, on pense que c’est plutôt la peur et la méconnaissance qui ne permettent pas de supprimer les pesticides en prairie. Pour nous, il est tout à fait possible de se passer des pesticides si on a ces pratiques qui sont suffisamment variées pour pouvoir s’adapter à ce que l’on veut faire de la prairie temporaire ou permanente, que ce soit des prairies destinées au pâturage ou à la fauche.

Liora Jacobs de l’Unab prend ensuite la parole au nom d’une équipe de 3 personnes : Sandrine, Quentin et Liora qui mènent un projet qui tente à répondre aux inquiétudes de certaines personnes dans l’assemblée. Le Ministre de l’environnement a une vision complète et cohérente sur son souhait d’avancer vers une Wallonie sans pesticides chimiques de synthèse en accompagnant des agriculteurs dans la valorisation économique de produits qui sont issus d’une agriculture sans pesticides. Ce projet vise à reconnaitre le service rendu par nos agriculteurs à notre société et l’environnement en apportant une plus-value économique dans le portefeuille des agriculteurs. Dans ce cas-ci, il ne s’agit pas d’une plus-value économique sous forme de subsides.

Ensuite quelques agriculteurs prennent la parole. Nous voyons que certains ont l’ambition d’aller vers une Wallonie sans pesticides mais que pour cela il faut prouver que les techniques alternatives aux pesticides développées en bio ne soient pas seulement efficaces pour maîtriser les plantes indésirables mais qu’elles apportent également de la rentabilité dans leurs fermes.

 

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